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25 sept. 2026

산봉우리 기초 준법 그리기

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  La montagne en apparition, elle, n'est en relation avec rien, et cela sans déni. Elle est l'Un-tout sans reste, comme est, à la limite, en poésie, le mot : hors discours, convoquant tout le "à dire" par la force de la nomination.
  Son apparaître n'a rien à voir non plus avec "la présentation que donne de soi l'étant fini déjà venu à paraître". Non seulement elle n'est absolument pas "déjà venue", mais il est faux de dire que, présente, elle offre une image d'elle-même. Un tel dédoublement interne, qui en rend possible le modèle et la répétition abolirait en elle le moment de réalité. Mais l'imagination la plus pure ne dissout pas l'énigme de son apparaître. Son surgissement ne signifie pas "sa venue dans l'ouvert, entre ciel et terre... dans l'espace et le temps intervallaires". L'espace de la montagne est lui-même le "entre" dans l'ouverture duquel seulement et le ciel et la terre et leur intervalle ont ouverture à soi.
(...) 
 Henri Maldiney, Montagne (frag.),
 Ouvrir le rien, l'art nu (2000) p.37
 
 

 
 
 
 

30 mai 2017

devant un arbre


 … Nous nous tenons devant un arbre en fleur – et l’arbre se tient là devant nous. Il se présente à nous. L’arbre et nous, nous nous présentons l’un à l’autre quand l’arbre se tient là, et que nous lui faisons face. En rapport l’un avec l’autre, placés l’un devant l’autre, nous sommes, l’arbre et nous. Il ne s’agit donc pas dans cette présentation, de «représentations» qui voltigent dans notre tête.
 … Qui fait ici à proprement parler la présentation, l’arbre, ou nous? Ou les deux? Ou aucun des deux? Nous nous mettons tels que nous sommes, non pas seulement avec la tête ou avec la conscience, en face de l’arbre à fleurs, et l’arbre se présente à nous comme celui qu’il est. Ou même – est-ce que l’arbre ne serait pas plus avenant que nous? L’arbre ne s’est-il pas présenté à nous avant, pour que nous puissions nous porter au-devant de lui et lui faire face?
 … Assurément, dans ce que j’ai nommé tout à l’heure présentation, il se produit aussi de diverse manière ce qu’on décrit comme relevant du domaine de la conscience et que l’on perçoit comme appartenant au champ psychique. Mais est-ce que l’arbre se tient «dans la conscience», ou bien est ce qu’il se tient dans la prairie? Est-ce que la prairie se situe comme expérience vécue dans l’âme, ou bien comme étendue sur la terre? La terre est-elle dans notre tête, ou bien sommes-nous debout sur la terre? … Lorsque nous pensons à ce que c’est qu’un arbre qui se présente à nous, de sorte que nous pouvons nous placer dans le face-à-face avec lui, alors il convient enfin de ne pas laisser tomber cet arbre, mais avant tout de le laisser être debout, là où il est debout. Pour quelle raison disons-nous «enfin»? Parce que la pensée jusqu’ici ne l’a encore jamais laissé être debout là où il est.